Analyse de Dernier jour d’un condamné

Un jour non précisé de la fin des années 1820, le narrateur du « Dernier Jour d’un condamné à mort » arrête la rédaction de son journal – pour se rendre à la guillotine.

 

Le roman raconte les pensées d’un homme condamné à mourir. Victor Hugo a écrit ce roman pour exprimer les sentiments que lui inspire la peine de mort. Il ne prend pas la parole à la place du condamné pour faire passer son message et son désir de faire abolir la peine capitale, mais le vocabulaire employé ne laisse aucun doute sur la position de l’auteur. Il est beaucoup plus explicite dans la préface de son livre, où il prend clairement position contre la peine de mort. Ce fut l’un des grands combats de sa vie.

 

Les différents thèmes du roman

Les thèmes du roman ont ceci de commun entre eux qu’ils sont omniprésents et inextricablement liés.

 

Le thème du temps

Il y a un avant et un après la condamnation à mort. Le journal du détenu commence cinq semaines après l’annonce du verdict de condamnation à la peine capitale et vingt-quatre heures avant son application.

Dès l’annonce du verdict et le démarrage du compte à rebours, la conception du temps a changé. La vie d’avant le verdict paraît très lointaine.

Alors qu’autrefois le temps se déroulait de façon linéaire, il s’est figé, à cause de l’unique certitude de la mort, l’unique obsession.

Le thème de la mort

C’est l’obsession du roman. L’idée de la mort à venir est de plus en plus prégnante.

Elle est petit à petit personnifiée : « toujours seul avec elle », et devient même l’unique compagne : « quoi que je fasse elle est toujours là… comme un spectre de plomb à mes côtés, seule et jalouse » Présente. On pourrait dire que « la boucle est bouclée ».

 

Le thème de l’enfermement

Il est présent de façon explicite, bien évidemment, puisque le vocabulaire martèle les mots captif, prison, cellule, grille, cachot, garde… mais l’enfermement mental est la vraie torture. C’est l’enfermement dans la dépendance à une obsession.

« Maintenant je suis captif. Mon corps est aux fers dans un cachot, mon esprit est en prison dans une idée ». Il n’y a pas pire enfermement que cette annihilation (on pourrait dire « immobilisation ») de l’esprit par une obsession qui en prend possession.

 

Ces trois éléments ne font plus qu’un en réalité. Les trois unités de lieu, de temps et d’action n’en forment qu’une.

 

De même, corps et esprit semblent également se fondre, se contracter en une boule de matière inerte : «Maintenant je suis captif. Mon corps est aux fers dans un cachot, mon esprit est en prison dans une idée ».

 

A partir de l’énoncé du verdict de la condamnation à mort, la vie s’arrête. La vie intérieure, l’imagination, aussi. L’esprit pénètre déjà dans la mort. Malgré son jeune âge, Victor Hugo a très bien perçu ce que des scientifiques américains ont constaté plus récemment : à partir du moment où le détenu sait qu’il va être exécuté prochainement, il semble que la survie se fasse dans une sorte de léthargie, comme si l’esprit se mettait en veilleuse, en « pilote automatique ».  Tétanisé par l’idée d’une mort programmée.

Ouvrir «  Le Dernier Jour d’un condamné » signifie en même temps fermer derrière soi la porte de la vie. Le lecteur sait que tout est joué d’avance, et le « pacte » que lui propose l’auteur consistera non pas à satisfaire une curiosité quant au dénouement (inévitable), mais à pénétrer les affres d’un esprit en agonie dans l’attente de la fin.

Après avoir lu ce court roman d’Hugo, on peut ressentir à quel point l’expression de « condamnation à mort » a du sens.

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